Plouf . Pitou cherche Plouf. Wiss. Pitou et le barrage.
. L'Oiseau
Le Cirque. Sorcière L'Ecureuil.Croc.
Plouf. Pitou cherche Plouf. Wiss. Pitou et le barrage
Grenouille. Circuler Roi Merle.Trottinette
Poisson.Corsaire L'éléphant. Plouf sur mer
Le Chien. La Chatte. Yaourts.Zig
Tourterelle. Loup. Olseau malin
Frontière. Chant d'Amour. Miette et le coucou.

Voyage de Sophie

Dessins. Musée de Vicq

Ce conte est lu dans une école maternelle en Guyane.

Illustrations de Sabine.

Plouf, le bébé hérisson  

Le mystère des coquilles vides.

En vacances chez ses grands-parents, Pitou s'ennuie. Il n'a ni frère ni soeur et plus de petits copains pour jouer : c'est l'horreur. Marchant sans but dans les allées du jardin, il fouille dans les touffes d'iris.

                               

 Tous ces escargots ! Les coquilles sont vides. Ils sont tous morts. C'est bizarre. Ils n'ont pas abandonné leur maison ? C'est un mystère ... Plouf ! le bruit vient du bassin aux poissons rouges. Un minuscule animal se débat dans l'eau. Un museau pointu tente d'aspirer l'air. Des pattes griffent désespérément le bord du bassin.

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Retrouvez la suite de Plouf dans le livre "Conte et raconte"

Ed. edilivre.com

                                  

 

                               

 

                                          

 

                             

 

                                 

 

                                   

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                                           Pitou cherche Plouf.

    Pitou et son Papy ont planté des fraisiers tout autour de la maison, contre les murs de clôture. Les fraises ont commencé à mûrir et Pitou rêvait à de prochains desserts faits par sa Mamy. Hélas, dès que les fraises ont à peine rosi, elles ont été dévorées par les escargots et les loches. C’est sans doute la nuit, car Pitou n’arrive pas à  voir ces voleurs.
    Papy a demandé à sa voisine de venir ramasser les escargots. Elle les adore, cuits et farcis avec de l’ail. Chacun ses goûts ! A  part Plouf, les gens aimant ça sont rares. La voisine est venue avec une amie et malgré leurs lunettes, elles sont reparties bredouilles, leur sac vide.
Il n’y a que Plouf qui serait capable de résoudre ce problème, mais comment le prévenir ? Il est peut-être très loin, dans la forêt. Pitou pense que le plus sûr, c’est de demander à tous ses amis de le rechercher.   
    Pitou à d’abord pensé à Croc l’écureuil. Il a une bonne vue et comme il est toujours perché sur un arbre, il voit très loin. Pour le remercier de son aide, Pitou lui a apporté une grande poche de noisettes.
Croc a parcouru toute la forêt, sans succès. Au bout d’une semaine, il n’a pas aperçu Plouf.
    Et Miette ? La tourterelle fait souvent des kilomètres dans les près, les bois et le long de la rivière. Pitou lui parlera de son problème : Comment retrouver Plouf ? Pitou la voit tous les dimanches après-midi car elle sait que Mamy a fait un gros gâteau. Comment Miette sait-elle que c’est dimanche ? Elle n’est pas sourde et entend sonner les cloches de l’église pour la messe. Un quart d’heure après, elle est posée sur le mur du jardin, attendant la fin du repas de Pitou et le dessert !
    Malgré la bonne volonté de Miette et de ses amies, pas la moindre trace de Plouf. Elles ont pourtant cherché partout sans succès. Pitou était alors bien triste. Il pensait ne plus revoir son ami quand Croa la grenouille a vu Plouf se baigner dans la mare. Elle lui a dit que Pitou le cherchait partout. Croa a eu droit à de la viande hachée. La grenouille s’est régalée. Elle n’a même pas demandé si c’était du bœuf ou du cheval…Comme Croa dit toujours la vérité, dès le lendemain Plouf, ses cousins et ses cousines étaient dans le jardin de Papy, fouinant le bas des murs où se cachent les loches et les escargots. Ils ont tous fait un bon repas. Les fraises pourront mûrir en paix.
    Pitou reviendra voir son Papy et sa Mamy au début des grandes  vacances. Il fera soleil et les premières fraises seront juteuses. Pitou en salive d’avance. Plouf a promis de revenir voir son ami l’an prochain.
Il tient toujours ses promesses.

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 .                    Wiss.

    Je m’appelle Wiss. C’est un nom irlandais. Je ne suis pas trop dépaysée, car je cours souvent dans la lande girondine, près du « Toy » (jouet en anglais ou irlandais) où est né l’arrière grand-père du Papy de Pitou, près du château de Cazaneuve de la reine Margot. Je suis un shetter au pelage rouge avec de longues frisettes à faire pâlir d’envie les demoiselles. Je suis belle et je le sais. Cela doit être vrai puisque tout le monde me le dit.
    J’ai un flair exceptionnel, peux sentir une caille à cent mètres (je sais, j’exagère un peu car je suis née en Gascogne)  mais je suis capable de rester sans bouger pendant une minute devant un oiseau. Je suis une championne en tout. Aller chercher le journal auprès du facteur ou les chaussons de Pitou est facile pour moi. J’aime bien jouer avec lui. Il me pose des colles difficiles à résoudre, du moins il le croit.
    L’autre jour, comme je dois m’entraîner à rapporter le gibier, il m’a lancé un bambou de deux mètres derrière une barrière de fils barbelés. C’est facile. Il suffit de chercher le milieu du bambou, de le prendre entre les dents sans qu’il penche à droite ou à gauche et de l’apporter jusqu’à la clôture. Ensuite, je passe sous les fils de fer sans m’égratigner, je tire le bambou par un bout, retrouve facilement le milieu et le dépose aux pieds du gamin en remuant la queue en signe de victoire. Alors, cela vaut bien une caresse !
       Pour m’embêter, il a jeté le bambou dans la mare. S’il croit me poser un problème, c’est plutôt à lui : Il va se faire gronder par son Papy. La baignade, c’est mon régal, mon pêché mignon. Dès que je vois de l’eau, il faut que je m’y plonge jusqu’au cou. Je n’y peux rien, c’est plus fort que moi : Je suis une chienne des marais ! La baignade l’été est un délice, mais l’hiver gare à mes bronches. Le Papy de Pitou lui demande de me promener en campagne pour être toujours en grande forme. Bien sûr, il évite la proximité des  mares et des rivières, mais pas celle des puits. Dans mon pays, celui des landes de Gascogne, il y a toujours à côté d’eux un petit abreuvoir en pierre pour faire boire les vaches (un toss en gascon), une baignoire de rêve pour moi où je me plonge avant que Pitou me tire par le collier. Comme il m’en sort sans ménagement, je le remercie en me secouant violemment. Il est presque aussi mouillé que moi ! Ce coup-ci j’ai eu droit à une friction dès le retour à la maison, un coup de sèche cheveux, et interdiction de dormir sur le canapé. Je frise davantage, ce qui me console.  
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                 Pitou et le barrage

    Pitou est allé dire bonjour à ses amis Croa, la grenouille verte qui dit toujours la vérité et à Bof le poisson rouge. Croa  paraît bien soucieuse ! Elle vit dans une mare qui communique avec une rivière fermée par un barrage. Pendant une plongée sous l’eau, elle a remarqué que le barrage est gravement fendu. Il risque de se casser en petits morceaux, provoquant l’inondation de tout le village. Pitou promet à Croa d’en parler au papa de son copain René, Monsieur le Maire.
    Bof le poisson rouge lui confie un autre soucis : Pitou ne le reconnaissait pas car il est tout jaune. Il a attrapé la jaunisse car l’eau de la rivière est polluée par une usine. Elle y jette ses saletés et l’huile de vidange des moteurs de ses camions. Le jardinier ne peut même plus arroser ses fraises. Elles aussi seraient jaunes au lieu de rouges, avec un drôle de goût !
             Pitou  a réussi à rencontrer Monsieur le Maire :
- Je suis sûr que les gens sont en danger !
- Voyons, Pitou ; nous avons des spécialistes à la Mairie ! Ils se seraient aperçus depuis longtemps de la détérioration du béton. Comment peux-tu savoir ce qu’ont vu une grenouille et un poisson en plongée? Tu as sans doute rêvé.
- Je sais lire sur leurs lèvres le langage des muets et repère facilement leurs inquiétudes.
- Désolé Pitou, tu as beaucoup d’imagination mais je ne crois pas un mot de toute ton histoire.
    Un sentier longe le pied du barrage et enjambe la rivière par un petit pont. Pitou a convaincu le Maire de venir vérifier le bon état de ce grand mur retenant l’eau.
Pitou, René et son père, tous le nez en l’air, tentent d’apercevoir une fente.  Tout d’un coup, des morceaux de ciment tombent à leurs pieds et un énorme jet d’eau arrose Monsieur le Maire. Cette fois, trempé comme une soupe, il est convaincu que Pitou n’a rien inventé, et même pas exagéré.
    Comme l’eau n’est pas propre, et un peu jaune, il en sera quitte pour une bonne douche et  se laver la tête en rentrant. Malgré cela, il paraît qu’il a senti l’huile de vidange pendant huit jours !
    Dès le lendemain, des plongeurs sous-marins ont confirmé la détérioration du barrage. La réparation a été faite rapidement. Tous ont poussé un ouf de soulagement en pensant à l’inondation évitée du village, grâce à Pitou et à sa copine Croa. Bof est aussi très content, car l’usine a cessé de verser l’huile de vidange dans la rivière, risquant une forte amende. L ’eau du village est maintenant plus pure que l’eau en bouteille.      
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

contesnouv.herve 15/03/05
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